Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Me Contacter

  • Alternotre
  • alternotre@gmail.com

Recherche

21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 13:09
Protectionnisme, ce concept fait presque aussi peur que celui de nationalisme. Les défenseurs de la mondialisation prétendent que la disparition des barrières douanières permet de mieux répartir les richesses et de permettre le décollage économique de nations qui seraient autrement écrasées par les "grandes puissances". Certes, la Chine, l'Inde, le Brésil, le Maroc... Et bien d'autres états "ateliers" ont fait l'expérience d'une  croissance économique fructueuse.  Mais en fin de compte, on observe que nos économies ont simplement transférés un savoir faire et des outils vers des nations dont le seul atout était d'avoir une main d'oeuvre peu coûteuse encadrée par des organes politiques complaisants et opportunistes. Des méthodes de production simples et efficaces, ont permis de générer des quantités incroyables de biens à des prix défiant toute conccurence. Depuis plusieurs années, nous avons ainsi utilisé notre épargne, puis le crédit pour financer l'achat de biens de consommation et maintenir nos fabuleux acquis sociaux et économiques.
 
- Pour toutes les grandes puissances, le maître mot c'était : Consommer et se distraire !
- Pour toutes les économies émergentes, le maître mot c'était : Produire et s'enrichir !
 
Aujourd'hui, les ateliers du monde se retrouvent assis sur un assez joli trésor de guerre, fruit d'un quart de siècle d'une croissance phénoménale. ces richesses ont été investi dans du dollars, de l'euro des titres, des fonds divers et variés dont la rentabilité dépendait uniquement du bon fonctionnement du système bancaire et financier...
 
Aujourd'hui, les pays "consommateurs" se retrouvent à la tête d'une dette abyssale fruit d'un quart de siècle d'une consommation sans limites. Ces mêmes organise bancaires et financiers se retrouvent perclus de créances insolvables...
 
On ne peux plus acheter / Ils ne peuvent plus vendre... Le pactole amassé voit sa valeur tomber tous les jours...Et maintenant ? Que faisons nous ?
 
C'est à ce niveau que j'ose reparler de protectionnisme. Il s'agit d'introduire un outil régulateur au niveau mondial. Il faut mettre en oeuvre des dispositifs obligant les états à valoriser en priorité leur marché intérieur. Il faut d'abord valoriser toutes les ressources industrielles régionales, nationales, puis européennes, puis mondiales.  Il faut introduire de la cohérence dans la manière dont la mondialisation doit s'articuler afin qu'elle puisse apporter au plus grand nombre les fruits durables d'un progrès économique et social ancré dans le concret.
 
La mondialisation telle que nous la connaissons est un accord de dupes détruisant  l'individu et la planête. Sa réforme fait certainement partie de notre sortie de crise. 

Partager cet article

Repost 0
Published by Alternotre - dans Nouvelle économie
commenter cet article

commentaires