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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 20:47

Le 22 Mars 2012, Schell se félicite d’avoir signé un accord avec le pétrolier Chinois CNPC en vue de l’exploitation de gaz de schiste dans le bassin du Sichuan. Peter Voser, PDG de la Royal Dutch Shell,  déclare :  "La Chine possède un énorme potentiel de gaz de schiste et nous nous sommes engagés à apporter une contribution à convertir ce potentiel en réalité.". Avec 36 000 Milliards de Mètre Cubes, la Chine détiendrait le record mondial en matière de concentration de ce gaz « non conventionnel » sur un territoire donné.

 

Perdue dans le bruit de fond médiatique entourant les élections présidentielle, cette information est passée totalement inaperçue.

 

En effet, si l’Union Européenne demeure contre les gaz de schiste, avec quelle énergie croyez-vous que les produits que nous importons depuis la Chine seront ils produits ?   Sans prise de conscience de notre part, sans un durcissement de nos barrières douanières, non seulement nous continuerons à entretenir un mode de consommation qui détruit notre société, mais aussi, nous cautionnerons en silence un désastre écologique irréparable.

 

Les  pro-gaz de schiste ont de bonne raison de se battre.  L’exploitation massive de cette ressource permettrait d’abaisser les tensions sur les marchés de l’énergie. Une énergie meilleur marché permet de produire, de transporter et de distribuer à bas coût. Rien de changer en somme ! On pourrait retourner à un monde d’avant 2008 avec l’assurance que les affaires tourneront rond… Jusqu’à quand ?  Vu sous cet angle, peu importe, puisque dans l’immédiat l’industrie et le commerce mondial, tel que nous le connaissons, seraient sauvegardés.  Et vous, pensez-vous que le monde actuel est si parfait qu’il ne doive pas changer ?

 

 

P7050313.jpg

 

Le 5 mars 2012, Rex W. Tillerson, PDG d'Exxon Mobil Corporation, lors d'un discours d'inauguration du CERAWeek 2012 déclare :  "Le gaz naturel extrait du schiste est extrêmement prometteur dans de nombreux endroits d'Europe en raison de sa plus faible intensité en carbone et de son adaptabilité pour la production d'électricité, mais nous souhaitons que les responsables politiques et le public en général aient l'assurance qu'il peut être produit de manière sûre et responsable".

 

Le 7 Mars, Fathil Birol, chef économiste de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), déclarait que  les multiples mouvements de contestation qui se sont organisés en Europe contre l'exploitation du gaz de schiste, en raison notamment d'inquiétudes d'ordre écologique, constituent un problème majeur pour une industrie qui pourrait devenir très importante… l’AIE estime qu’en 2035, la production de gaz de schiste pourrait atteindre 428 Milliards de mètre cubes : C’est ce que produit actuellement le Moyen Orient en pétrole.

 

 

Clairement, l’AEI, les pétroliers n’ont aucune envie d’aller vers un monde moins tributaire des hydrocarbures fossiles. Tout est bon et tout sera fait pour maintenir le modèle actuel. Les émissions de CO2 fossiles et le réchauffement planétaire ne semblent pas avoir d’importance.

 

Et nous, citoyens, piégés comme nous le sommes par notre goût pour la consommation sans limites de produits aussi peu durables  qu’énergivores, nous cautionnons cette continuité.

 

 

Il nous faut du courage pour changer de système. Notre société, nos emplois, nos familles seraient gagnantes d’une sortie rapide des hydrocarbures fossiles.  Mais pour cela, il nous faut accepter qu’en payant un pantalon plus cher (ou en en réduisant sa marge commerciale…), nous ferons travailler un atelier en Bretagne et non une manufacture du Sichuan ou de Hong-Kong.  Il nous faut accepter qu’en consommant un blé de Beauce et des pommes de terre Picardes nous aurons moins de désœuvrement, moins de délinquance. Il nous faut comprendre qu’en forçant chaque nation à valoriser son plein potentiel humain local nous aurons moins d’immigration de la faim et de la soif, nous aurons moins de désespoir économique générateur de violences et d’intégrismes.

 


Il nous faut comprendre qu’un nouveau monde est possible et que le prix à payer et faible au regard de ce que nous risquons à faire encore et toujours la même chose.

 

 

Sources :

 

Wall street journal : http://online.wsj.com/article/BT-CO-20120307-705816.html#articleTabs%3Darticle 

AIE Press quotes 7/03/2012 : http://www.iea.org/weo/quotes.asp

Oil & Gas Online : http://www.oilandgasonline.com/article.mvc/CNPC-And-Shell-Sign-First-Shale-Gas-0002

Enerzine : http://www.enerzine.com/12/13605+lopposition-au-gaz-de-schiste-en-europe-est-un-probleme+.html

Enerzine :  http://www.enerzine.com/12/13698+shell-va-desormais-pouvoir-extraire-du-gaz-de-schiste-en-chine+.html

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 18:05
 
Rapport annuel de la RTE " Bilan prévisionnel de l'équilibre offre-demande d'électricité en france - Edition 2007". Page    63 - Tableau - "bilan énergétique - Trajectoire probable ".  La production électrique française  au titre de l'exercice 2010 rejettera environ 30,7 Millions de Tonnes de CO2*  (environ 522 Millions d'euros à 17 Euros la tonne de CO2). 
 
Culoz, 10 septembre 2009, Nicolas Sarkozy:  «J'indique que l'électricité ne sera pas touchée par la taxe carbone car la production d'électricité émet en France très peu de gaz carbonique grâce aux énergies renouvelables et au nucléaire ».
 
Certes, l'électricité est déjà soumise aux quotas Européens de production de CO2. En ce qui concerne ce secteur énergétique, le quota annuel se situe aux environs des 35 Millions de Tonnes de CO2. Ainsi,  le gouvernement ne souhaite pas sur-pénaliser la production électrique Française, ce qui, d'un certain point de vue, peut se comprendre.


 
Taxer l'Electricité pour engager un cercle "électro-énergétique" vertueux.
La stratégie de la Taxe Carbone vise  une production de CO2 fossile égale à 0. L'électricité, par conséquent, ne doit pas échapper à l'effort collectif que nous devons entreprendre dans les prochaines années.

Prélever 522 Millions d'Euros par an nous permettra de développer encore plus rapidement les énergies renouvelables. 522 Millions d'euros annuels peuvent aussi nous permettre de travailler sérieusement à l'efficacité énergétique de nos centrales nucléaires. L'efficacité énergétique de nos habitats aura également bien besoin d'un tel coup de pouce financier.


Notes et sources :

* Par comparaison, les carburants automobiles rejettent 133 Millions de tonnes (Cf Rapport roccard - P 22 ).

- RTE - Bilan prévisionnel de l'équilibre Offre-demande d'électricité en france. (Cliquer)
- Article - Intervention Nicolas Sarkozy 10 septembre 2009 - Culoz -
(Cliquer)
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 13:42
...Le Falcon 900 du Premier ministre, en provenance d'Angers, était en phase d'approche de l'aéroport de Villacoublay quand "il a évité de justesse" la collision avec un avion égaré, dimanche vers 17H50, au-dessus de la commune de Toussus-le-Noble (Yvelines)... C'est en ces termes que la dépèche de l'AFP relate cette catastrophe qui a failli frapper notre pays.

Il semblerait que Mr Le Premier ministre ait tout simplement passé le week end dans sa maison de campagne en Anjou... En utilisant un appareil militaire pour ses besoins personnels.

La route pour aller à Angers, on la connaît bien. N118, A10, A11... Bien desservie par un réseau autoroutier en parfait état, Angers n'est qu'à 3 heures et demie de route au départ de Paris. Nous comprenons tout à fait que les privilièges liés au poste de Premier Ministre puisse autoriser Mr Fillon à utiliser des moyens extraordinaires. Nous admettons sans sourciller que les exigences sécuritaires de notre pays puissent justifier l'emploi de transports exceptionnels.

Mais franchement !

A 4200 grammes de CO2 par Km contre 200 voire 500g/Km pour une grosse cylindrée, il aurait été plus acceptable de voir circuler notre ministre en convoi automobile rapide sur la A11.



A 200 Km/H, sur une Audi Q7 ou un BMW X5 blindés, un voyage identique peut s'effectuer discrètement en 1 H 30 et en tout sécurité.... Et à moindre frais pour le contribuable.

Quitte à avoir le privilège de polluer, autant limiter les degâts !
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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 22:59

Alternotre a été pris en flagrant délit de mauvaise foi ! En effet, l'absence de réponse à notre question posée sur le forum "Biocarburant - Biodiesel - Diester" animé par Europe 1, nous avait laissé penser que notre intervention n'était pas "de nature à apporter un élément constructif aux débats engagés". Et nous avions torts !

A notre question "quelle est la position de Proléa face à l'émergence des biodiesels de 2eme génération générés à partir d'algues...", Il nous a été répondu que Proléa était fortement impliqué dans cette nouvelle méthode. Malheureusement, selon Proléa, cette innovation serait "un procédé expérimental" qui suppose un ensoleillement considérable et des contraintes à la limite du surmontable.

Toujours sur le même forum, nous répondons ce qui suit à Proléa :

Bonjour et merci de votre réponse. Ce que vous décrivez comme étant "Un procédé encore à l'étude" est, pour d'autres, une réalité avérée. Le 11 juin 2008 La société Solazyme (http://www.solazyme.com) annonce que leur bio-diesel à partir d'algues à été approuvé par l'ASTM (American Society for Testing and Materials). Les tests ont portés notamment sur des véhicules roulant avec un carburant généré à 100% à partir d'algues, sans aucunes modifications moteur. Le 12 décembre 2007, Shell et HR Biopetroleum annoncent la mise en chantier d'une unité de production pilote à Hawaï.

Seambiotic Israel et Inventure Chemical inc annoncent le 18 juin 2007 la construction d'une unité commerciale pilote. Richard Brandson lui même annonce qu'il entend utiliser un tel carburant dans ses avions. On parle bientôt de la constructions d'unitées équivalentes en Espagne... Les limitations financières et techniques que vous émettez ne semblent pas dissuader ces entreprises. Pouvez vous nous en dire plus sur votre "forte implication ?". PROLEA est elle impliquée dans ces projets ?

La suite au prochain numéro ?

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 22:11

Depuis peu, en association avec la société PROLEA, le site internet de la station radiophonique EUROPE 1 héberge et anime un forum consacré aux bio-diesels. "Bio carburant -  Bio diesels - Diester". Tel est le nom de cette zone d'échange où les internautes peuvent poser de nombreuses questions au leader Français du bio-diesel : PROLEA.

 

En France, PROLEA représente les intérêts de 150 000 Producteurs d'Oléagineux. PROLEA  contrôle le marché Français des substituts au Diesel pétrolier. 100% des véhicules Diesel consomment du Diester. Le Diester est systématiquement mélangé au Diesel pétrolier à concurrence de 5 % du volume environ.

 

 

« Diester » une marque qui truste les bio-diesels ?

Qu'un forum informatif sur les bio diesels soit créé est une bonne chose. Cependant nous sommes étonnés que le nom DIESTER - Marque déposée par Sofiprotéol, entité soeur de Proléa - semble être désormais synonyme de Bio-Diesel.

Rappelons  qu'un Bio - Diesel est un produit naturel supposé pouvoir se substituer au Diesel pétrolier.  On distingue à ce titre deux grandes familles qui sont d'une part les Esther Methyliques d'Huile Végétale (EMHV) et d'une autre part les Huiles Végétales Pures (HVP). 

 En ce qui concerne leur usage dans un moteur "diesel", EMHV et HVP sont des produits concurrents.

DIESTER est une marque d'EMHV. A ce titre qu'un forum informatif prenne ostensiblement le nom de Diester renseigne directement sur l'objectivité dudit forum.

 

LE DIESTER PARTICIPE A LA CRISE ALIMENTAIRE.

Rappelons enfin que le DIESTER tel que soutenu par PROLEA est un agrocarburant. Un agrocarburant est un produit issu de l'agriculture. A ce titre, le Diester, dans sa forme actuelle, est un agrocarburant de 1ère génération qui rentre directement en concurrence avec les production vivrières. Le Diester, comme l'Ethanol, participe à l'augmentation des cours des produits alimentaires.

 

Face à un sujet aussi grave, nous ne pouvons que regretter l ‘absence d’objectivité d’un tel forum soutenu par une grande radio.

 

Pour conclure, sur ce forum, Prolea annonce qu'en 2010, 2 millions d'hectares d'oléagineux seront consacrés à la génération énergétique contre 500 000 pour l'alimentation. Le message est clair : Nous roulerons avec le contenu de nos assiettes pour ceux qui pourront encore s’acheter de quoi manger.


Références :
 

http://www.prolea.com/index.php?id=1459

 

http://www.europe1.fr/ope-spe/prolea
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:56

Publicité, actualités, communications gouvernementales... Aujourd'hui il n'est pas rare qu'un média traite le sujet des bio ou agro carburants. Alternotre parlant assez souvent de ce sujet, il nous a semblé important de présenter un état synthétique de la situation.

 

A ce jour nous pouvons distinguer deux grandes classes de biocarburants. Les Ethanols et ETBE, qui ont vocation à remplacer l’essence. Les Huiles Végétales Pures et les Ester Méthyliques d’Huiles Végétales (EHMV) qui ont vocation à remplacer le Gas-oil. Le petit tableau qui suit résume assez bien les forces et faiblesse de ces substituts :

 

Carburant pétrolier traditionnel

Essence « Super » / Sans plomb 95 – 98

GAS-OIL

Contenu énergétique en Kilojoules pour 1 litre de carburant traditionnel

32 389 KJ/l

35 952 KJ/l

Biocarburants de substitution

Famille des Ethanols

Famille des Biodiesels

ETBE

(Ethyl-tertio-Butyl-Ether)

(Ethanol betterave / blé

Canne à sucre / Maïs + Raffinage pétrolier)

 

Ou

 

Ethanol pur

 

 

EMHV

(Ester Méthylique d’Huiles Végétales de Colza / Tournesol + raffinage pétrolier)

 

Ou

 

HVP (Huiles Végétales Pures) de Colza / Tournesol

Contenu énergétique en joules pour 1 litre de biocarburant.

ETBE : ETHANOL :

26 910 KJ/l 21 283 KJ/l

EMHV :
HVP :

33 024 KJ/l 34 289 KJ/l

Différence en % de contenu énergétique entre Biocarburant et Carburant classique.

ETBE : ETHANOL :

- 16,90 %

  - 34,28 %

EMHV : 

HVP :

- 4,7 %

          - 4,6%

 

Biocarburant disponible sur le marché (loi de finance 1er janvier 2007).

E 85

Mélange à 85 % Ethanol et 15 % d’essence

B30

Mélange à 30% EMHV & de Gas-oil Classique.

Conséquence Véhicule

Nécessité d’un véhicule neuf « Flex Fuel ». 

B30 = Compatibilité sujet moteur récent.

HVP = Modification moteur existants. (500 à 2000 Euros)

 

On notera à la lecture de ce tableau le très net avantage énergétique des EMHV et HVP sur leur concurrents ETBE et ETHANOL.
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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 15:11
BIOCARBURANTS : des micro-algues oléagineuses.

Dans son communiqué de presse en date du jeudi 13 mars 2008, Le groupe portugais GALP ENERGIA en collaboration avec la société ALGAFUEL annonce le début d'un test industriel visant à produire des biocarburants générés à partir de micro algues. Le 22 février 2008, La "Technology Review" du MIT (Massaschusetts Institute of Technology)  annonce qu'une jeune compagnie Californienne, Solarzyme, développe des technologies de conversion de la biomasse alguale marine en biodiesel. Chevron, géant pétrolier américain, coopère étroitement avec cette entreprise.  Fin 2007 Solarzyme a bénéficié d'une subvention de 2 Millions de US Dollars de la part du National Institute of Standard and Technology. La Chine , l'Espagne, le Danemark, l'Israël sont engagés dans des projets similaires. Tous entendent passer à une phase d'industrialisation intense dans les 2 à 3 ans à venir. En France, hormis le timide projet Shamash, nous demeurons loin derrière ce qui semble être une tendance mondiale.


 

Biodiesels à partir d'algues : Une idée neuve ? 

La possibilité de fabriquer de grandes quantité d'huiles à partir d'algues oléagineuse est très loin d'être une idée neuve. Cette possibilité est reconnue et validée depuis 1996 date à laquelle le NREL, suite à une expérimentation de 18 ans, a remis ses conclusions sur ce sujet. Le NREL c'est le National Renewable Energies Laboratory. Cet organisation américaine a mené un programme d'étude et de sélection sur le site de Salton Seas ( Californie) entre 1978 et 1996. Les conclusions de cet institut ont été sans appel. Avec un minimum d'investissement, les algues marines permettent des rendements de 40 voire 60 tonnes d'huile par hectare cultivé lorsque les plantes terrestre n'en autorisent que 2 voire 3 tout au plus. 

La France
: Le choix de l'inefficience.
Le rapport d'information N°1622 présenté le 26 mai 2004 à l'Assemblée Nationale par M. Marleix, émettait de vives recommandations en faveur du développement des secteurs industriels et agricoles liés à la production de biocarburants. Cependant, les résultats scientifiques du NREL ne sont évoqués nulle part en ce qui concerne les substituts naturels au diesel pétrolier. Le rapport considère que les quantités d'huiles pouvant être produites sont nécessairement limitées et que leur incorporation dans du diesel pétrolier pour réaliser du Biodiesel est inévitable.

 

Le 15 Janvier 2006, la Commission Interministérielle pour les véhicules propres et économes (CIVPE) remettait au gouvernement d'alors un dossier de 35 pages dénommé « Recommandations pour un développement durable des biocarburants en France ». Ce document présente notamment 13 orientations visant à définir les grandes orientations des biocarburants en France.  Entre autre, le CIVPE, recommande le développement des cultures bio-énergétique sur les jachères ainsi que sur des terres agricoles dont la destination d'origine est de produire des denrées alimentaires. Comme il a été exposé dans un précédent article, l'impact principal de cette politique a été d'engendrer une tension durable et sans précédent sur les prix des produits alimentaires. Ces recommandations demeurent dans la droite ligne du rapport présenté en 2004 par Monsieur Marleix. La technologie des algues marines est ignorée et seules les solutions conventionnelles sont évoquées.

La France , dans le cadre de la production de bio diesel, demeure sur l'idée fausse qu'un hectare de surface ne peut produire que 2 à 3 tonnes d'huile végétale alors que le monde entier travaille sur des options technologiques jusqu'à 20 fois plus efficaces.


En France : les algues pour le biodiesel : connait pas !.
 
En page 23 de son rapport, le groupe de travail du CIVPE apporte un éclairage sur les technologies permettant la fabrication de biocarburants. En 2006, selon ce comité d'expert, seules trois voies innovantes pouvaient permettre à la France de développer durablement la production de carburants alternatifs :

 

- Les Ressources LignoCellulosiques (Paille, feuilles mortes etc...)

- Les Déchets de Bois (Sciure, débris, taillis...)

- Les Résidus et déchets agricoles (Lisiers, déchets ultimes de transformation...).

 

Le rapport 1622 présenté en 2004 faisait état des mêmes ouvertures. Alors que dans le même moment les percées bio-technologiques relatives à la production d'algues oléagineuses passaient du laboratoire au stade de la pré-industrialisation.

 

En l'état de l'analyse de la littérature officielle collectée à ce jour, l'option "algues marines" n'a été a ce jour citée dans aucun des rapports d'information commandés par les pouvoirs publics.



Quelle objectivité pour le CIVPE ?
Il est intéressant d’étudier la liste des membres du groupe de travail du CIVPE : TOTAL, l'Institut Français du Pétrole, PSA et RENAULT… Toujours dans cette même liste, on remarque une délégation importante du ministère des finances et des douanes dont le commentaire phare sur l'évolution des biocarburants n'a été autre que : " La défiscalisation permet le lancement de nouvelles filières, mais elle entraîne des pertes de recettes fiscales d'autant plus coûteuses que la filière réussit...".





Pourquoi le biodiesel à partir d’algues est la solution d’avenir
ll convient de rappeler que la culture et l'exploitation des algues oléagineuses n'entre pas en concurrence avec les cultures alimentaires terrestres. Dès lors, privilégier cette filière, c'est assurer une détente quasi immédiate des prix des matières premières agricoles. Les moyens nécessaires à la production d'algues permettent, entre autre, la valorisation des effluents tels que les eaux usées ou les lisiers agricoles. Le déchet final de la fabrication d'huile à partir d'algues est une excellente source de protéines pour l'élevage. Cela permet de diminuer le recours à l'importation d'alimentation animale. Ce point participe également à un équilibrage positif de notre balance commerciale, donc de notre PIB. Enfin, les algues oléagineuses, nécessitent le recours à une main d'œuvre conséquente. Outre une contribution substantielle à la création nette d'emplois, la richesse générée par l'exploitation des algues est structurellement mieux répartie entre le facteur travail et le facteur capital : C'est un commerce fondamentalement équitable.


Références :


- La Commission Interministérielle pour les Véhicules Propres et Economes - Recommandations pour un développement durable des biocarburants en France - 15 Janvier 2006.
 

La Commission Interministérielle pour les Véhicules Propres et Economes - Recommandations pour un développement durable des biocarburants en France - 15 Janvier 2006.
Solarzime / Technology review du Massachussets Institute of Technology - 22/02/2008
Assemblée nationale : Rapport N° 1622 -  Rapport d'information sur les Biocarburants (Présenté par Alain Marleix ) - 26 mai 2004.
GALP ENERGIA / Algafuel - Communiqué de presse 13 Mars 2008.
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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 07:33

Le PDG de Nestlé : pragmatique et objectif ? Ce dimanche 23 mars 2008, le PDG de Nestlé, Peter Brabeck, déclare " Si l'on veut couvrir 20% de nos besoins croissants en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n'y aura plus rien à manger...".

Dès le lundi 24 mars, Arnaud Lemoine, représentant la FNSEA , soupçonne Nestlé de propos diffamants dans le seul but de "payer toujours moins cher les matières premières...". Dans son communiqué de Presse, la FNSEA semble souligner que les seuls coupables de l'augmentation des produits alimentaires sont les industries agroalimentaires et la grande distribution. La FNSEA, ne sacrifie pas l’alimentation à l’énergie et déclare en conclusion  que les agriculteurs sont avant tout concernés par la satisfaction des besoins alimentaires de la planète et entendent défendre la « planète terre » face à la « planète finance ».

Interviewé par France Infos, Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation prend une position plus mesurée. Certes on pourrait suspecter M. Brabeck de défendre les intérêts de son groupe industriel. Cependant, force est de constater qu'il n'a pas tort. Les Biocarburants, tels que nous les connaissons aujourd'hui apportent plus de nuisances qu'ils n'apportent de solutions durables. Spéculation, consommation excessive d'eau, épuisement des ressources locales, le bilan dressé par M. Ziegler est effrayant.

Madame Tanner, analyste matières premières au sein du crédit Suisse, confirme que les biocarburants sont essentiellement à la source de l'augmentation de matières premières telles que le blé, le maïs ou le soja. Le phénomène est d'autant plus amplifié que nombre de spéculateurs s'intéressent désormais à ces ressources, ce qui contribue à tendre les prix des denrées alimentaires.


 

Les biocarburants : Une bonne affaire pour qui ? 

S'agissant des dérives agricoles liées à la fabrication de biocarburants, l'INRA, dans un dossier de presse du 14 février 2006, tirait déjà la sonnette d'alarme. Les modèles de calculs de l'Institut prévoyaient une augmentation des cours alimentaires dès 2006, et ce " avant même que toutes les surfaces mises en jachères soient réquisitionnées". Le document précise que les agriculteurs auront fatalement meilleur compte d'utiliser les jachères pour réaliser les cultures énergétiques que de se consacrer à la production de ressources alimentaires.

Pour un agriculteur, l’exploitation des jachères permet d’augmenter les revenus de 200 à 300 Euros par hectare. En plus, convertir en production énergétique une terre cultivée pour l’alimentation  rapporte 45 Euros de bonus. L’agriculteur va non seulement produire des biocarburants avec les jachères, mais aussi avec les surfaces habituellement consacrées aux cultures alimentaires.




La Commission Interministérielle
pour les Véhicules Propres et Economes (CIVPE), dans son rapport du 15 janvier 2006, préconisait la mise en culture d'environ 2 Millions d'hectares de terres au profit des biocarburants à l'horizon 2008. La CIVPE faisait également état des risques de tension sur les prix du fait de la concurrence entre cultures énergétiques et alimentaires.   

Tous les partenaires industriels et sociaux de la filière agricole Française savent depuis 2006 qu’il va falloir choisir entre rouler ou manger. Et vous, le saviez vous ? 


Pour rouler et manger : une solution méconnue.
Bien entendu, aucun des organismes concernés n'a fait état des vastes possibilités offertes par la génération de biocarburant à partir de micro algues oléagineuses.

Nous y reviendrons sous peu.



Références :

- Interview Peter Brabeck & Jean Ziegler 23 mars 2008 - France Infos.
- Communiqué de presse FNSEA - 24 mars 2008 - Arnaud Lemoine.
- Interview Madame Tanner - Crédit Suisse - Propos receuillis par Imen azgui - 4 mars 2008 / www.easybourse.com
- La Commission Interministérielle pour les Véhicules Propres et Economes - Recommandations pour un développement durable des biocarburants en France - 15 Janvier 2006.

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