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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 15:11
BIOCARBURANTS : des micro-algues oléagineuses.

Dans son communiqué de presse en date du jeudi 13 mars 2008, Le groupe portugais GALP ENERGIA en collaboration avec la société ALGAFUEL annonce le début d'un test industriel visant à produire des biocarburants générés à partir de micro algues. Le 22 février 2008, La "Technology Review" du MIT (Massaschusetts Institute of Technology)  annonce qu'une jeune compagnie Californienne, Solarzyme, développe des technologies de conversion de la biomasse alguale marine en biodiesel. Chevron, géant pétrolier américain, coopère étroitement avec cette entreprise.  Fin 2007 Solarzyme a bénéficié d'une subvention de 2 Millions de US Dollars de la part du National Institute of Standard and Technology. La Chine , l'Espagne, le Danemark, l'Israël sont engagés dans des projets similaires. Tous entendent passer à une phase d'industrialisation intense dans les 2 à 3 ans à venir. En France, hormis le timide projet Shamash, nous demeurons loin derrière ce qui semble être une tendance mondiale.


 

Biodiesels à partir d'algues : Une idée neuve ? 

La possibilité de fabriquer de grandes quantité d'huiles à partir d'algues oléagineuse est très loin d'être une idée neuve. Cette possibilité est reconnue et validée depuis 1996 date à laquelle le NREL, suite à une expérimentation de 18 ans, a remis ses conclusions sur ce sujet. Le NREL c'est le National Renewable Energies Laboratory. Cet organisation américaine a mené un programme d'étude et de sélection sur le site de Salton Seas ( Californie) entre 1978 et 1996. Les conclusions de cet institut ont été sans appel. Avec un minimum d'investissement, les algues marines permettent des rendements de 40 voire 60 tonnes d'huile par hectare cultivé lorsque les plantes terrestre n'en autorisent que 2 voire 3 tout au plus. 

La France
: Le choix de l'inefficience.
Le rapport d'information N°1622 présenté le 26 mai 2004 à l'Assemblée Nationale par M. Marleix, émettait de vives recommandations en faveur du développement des secteurs industriels et agricoles liés à la production de biocarburants. Cependant, les résultats scientifiques du NREL ne sont évoqués nulle part en ce qui concerne les substituts naturels au diesel pétrolier. Le rapport considère que les quantités d'huiles pouvant être produites sont nécessairement limitées et que leur incorporation dans du diesel pétrolier pour réaliser du Biodiesel est inévitable.

 

Le 15 Janvier 2006, la Commission Interministérielle pour les véhicules propres et économes (CIVPE) remettait au gouvernement d'alors un dossier de 35 pages dénommé « Recommandations pour un développement durable des biocarburants en France ». Ce document présente notamment 13 orientations visant à définir les grandes orientations des biocarburants en France.  Entre autre, le CIVPE, recommande le développement des cultures bio-énergétique sur les jachères ainsi que sur des terres agricoles dont la destination d'origine est de produire des denrées alimentaires. Comme il a été exposé dans un précédent article, l'impact principal de cette politique a été d'engendrer une tension durable et sans précédent sur les prix des produits alimentaires. Ces recommandations demeurent dans la droite ligne du rapport présenté en 2004 par Monsieur Marleix. La technologie des algues marines est ignorée et seules les solutions conventionnelles sont évoquées.

La France , dans le cadre de la production de bio diesel, demeure sur l'idée fausse qu'un hectare de surface ne peut produire que 2 à 3 tonnes d'huile végétale alors que le monde entier travaille sur des options technologiques jusqu'à 20 fois plus efficaces.


En France : les algues pour le biodiesel : connait pas !.
 
En page 23 de son rapport, le groupe de travail du CIVPE apporte un éclairage sur les technologies permettant la fabrication de biocarburants. En 2006, selon ce comité d'expert, seules trois voies innovantes pouvaient permettre à la France de développer durablement la production de carburants alternatifs :

 

- Les Ressources LignoCellulosiques (Paille, feuilles mortes etc...)

- Les Déchets de Bois (Sciure, débris, taillis...)

- Les Résidus et déchets agricoles (Lisiers, déchets ultimes de transformation...).

 

Le rapport 1622 présenté en 2004 faisait état des mêmes ouvertures. Alors que dans le même moment les percées bio-technologiques relatives à la production d'algues oléagineuses passaient du laboratoire au stade de la pré-industrialisation.

 

En l'état de l'analyse de la littérature officielle collectée à ce jour, l'option "algues marines" n'a été a ce jour citée dans aucun des rapports d'information commandés par les pouvoirs publics.



Quelle objectivité pour le CIVPE ?
Il est intéressant d’étudier la liste des membres du groupe de travail du CIVPE : TOTAL, l'Institut Français du Pétrole, PSA et RENAULT… Toujours dans cette même liste, on remarque une délégation importante du ministère des finances et des douanes dont le commentaire phare sur l'évolution des biocarburants n'a été autre que : " La défiscalisation permet le lancement de nouvelles filières, mais elle entraîne des pertes de recettes fiscales d'autant plus coûteuses que la filière réussit...".





Pourquoi le biodiesel à partir d’algues est la solution d’avenir
ll convient de rappeler que la culture et l'exploitation des algues oléagineuses n'entre pas en concurrence avec les cultures alimentaires terrestres. Dès lors, privilégier cette filière, c'est assurer une détente quasi immédiate des prix des matières premières agricoles. Les moyens nécessaires à la production d'algues permettent, entre autre, la valorisation des effluents tels que les eaux usées ou les lisiers agricoles. Le déchet final de la fabrication d'huile à partir d'algues est une excellente source de protéines pour l'élevage. Cela permet de diminuer le recours à l'importation d'alimentation animale. Ce point participe également à un équilibrage positif de notre balance commerciale, donc de notre PIB. Enfin, les algues oléagineuses, nécessitent le recours à une main d'œuvre conséquente. Outre une contribution substantielle à la création nette d'emplois, la richesse générée par l'exploitation des algues est structurellement mieux répartie entre le facteur travail et le facteur capital : C'est un commerce fondamentalement équitable.


Références :


- La Commission Interministérielle pour les Véhicules Propres et Economes - Recommandations pour un développement durable des biocarburants en France - 15 Janvier 2006.
 

La Commission Interministérielle pour les Véhicules Propres et Economes - Recommandations pour un développement durable des biocarburants en France - 15 Janvier 2006.
Solarzime / Technology review du Massachussets Institute of Technology - 22/02/2008
Assemblée nationale : Rapport N° 1622 -  Rapport d'information sur les Biocarburants (Présenté par Alain Marleix ) - 26 mai 2004.
GALP ENERGIA / Algafuel - Communiqué de presse 13 Mars 2008.
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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 12:35

En 2004, le rapport d'information N°1622 sur les biocarburants, expose que là où il suffit de 0,08 emplois pour créer 1000 tonnes d'essence, il en faut en moyenne 8 pour générer l'équivalent en biocarburants. Toujours dans le rapport 1622, il rapporté qu'en Espagne, en 2003, la production de 260 000 tonnes de biocarburants aurait créé 5000 emplois, soit une moyenne de 19 emplois par 1000 tonnes produite. Nous pouvons logiquement déduire que, pour 30 millions de tonnes de biodiesel (consommation de diesel en 2006 en France), le secteur Bio-énergétique Français, rien que pour la production de Bio-Diesel pourrait engendrer une création nette d'emplois pouvant être comprise entre 240 000 et ... 570 000 emplois : 10 à 25 % des chômeurs actuels pourraient être mobilisés à cette seule industrie.

Notons ici que les micro-algues n'entrent pas en conccurence avec l'agriculture alimentaire. Il n'y a donc pas d'effets indésirables sur les prix à la consommation.


Relancer la croissance

Selon le rapport de l'Observatoire de la Direction Générale de l'Energie et des Matières Premières, nos importations de produits pétroliers ont représentées en 2006 la perte de 2,6 % de PIB. Pour l'exercice 2004, les travaux parlementaires du Sénat menés dans le cadre de la loi de finance 2005 ont aboutis à la conclusion que nos achats pétroliers nous coûtent 0,2 % de croissance et engendrent une augmentation de l'inflation équivalente à 0,5 %.  

Nous voyons bien ici les multiples avantages du développement d’un secteur bio-énergétique français…

Biocarburants : La France s'obstine dans des voies technologiques dangereuses et sans avenir.

Pourquoi nous obstinons nous à ne pas retenir les cultures de micro-algues ? Nous, nous préférons des concepts bien moins efficaces.  Ainsi, dans la banlieue Lyonnaise, ont débuté les travaux de constructions d'une unité pilote qui doit produire du bio Ethanol à partir de résidus Ligneux-Cellulosique. Il est nécessaire de rappeler ici que ce type d'Ethanol s'obtient à partir de résidus végétaux, sciures de bois, écorces, rebuts de la filière agro alimentaire, etc... Le rapport d'information 1622 précise qu'à quantités égales, l'éthanol a un contenu énergétique 30% inférieur à son équivalent super sans plomb, en clair, avec l'Ethanol, vous passez à la pompe plus souvent. Pour mémoire : la différence énergétique entre le biodiesel et le diesel est de 2%.. Quasi aucune différence…

Pourquoi dès lors permettre le développement d'une filière énergétique "Ethanol", carburant moins efficient, consommé par de moins en moins d'automobiles et qui a des conséquences économiques et écologiques catastrophiques ? 


Références :

SENAT : RAPPORT 439 (97-98), 2ème partie - COMMISSION D'ENQUETE - Politique énergétique de la France.
CCFA : Communiqué de Presse 2 Mai 2007 : Le parc automobile Français (Comite des Constructeurs Automobiles Français).
La Commission Interministérielle pour les Véhicules Propres et Economes - Recommandations pour un développement durable des biocarburants en France - 15 Janvier 2006.
Solarzime / Technology review du Massachussets Institute of Technology - 22/02/2008.
Assemblée nationale : Rapport N° 1622 -  Rapport d'information sur les Biocarburants (Présenté par Alain Marleix ) - 26 mai 2004.
IFP : Institut Français du Pétrole - Communiqué de presse du 31 mars 2008

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 07:33

Le PDG de Nestlé : pragmatique et objectif ? Ce dimanche 23 mars 2008, le PDG de Nestlé, Peter Brabeck, déclare " Si l'on veut couvrir 20% de nos besoins croissants en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n'y aura plus rien à manger...".

Dès le lundi 24 mars, Arnaud Lemoine, représentant la FNSEA , soupçonne Nestlé de propos diffamants dans le seul but de "payer toujours moins cher les matières premières...". Dans son communiqué de Presse, la FNSEA semble souligner que les seuls coupables de l'augmentation des produits alimentaires sont les industries agroalimentaires et la grande distribution. La FNSEA, ne sacrifie pas l’alimentation à l’énergie et déclare en conclusion  que les agriculteurs sont avant tout concernés par la satisfaction des besoins alimentaires de la planète et entendent défendre la « planète terre » face à la « planète finance ».

Interviewé par France Infos, Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation prend une position plus mesurée. Certes on pourrait suspecter M. Brabeck de défendre les intérêts de son groupe industriel. Cependant, force est de constater qu'il n'a pas tort. Les Biocarburants, tels que nous les connaissons aujourd'hui apportent plus de nuisances qu'ils n'apportent de solutions durables. Spéculation, consommation excessive d'eau, épuisement des ressources locales, le bilan dressé par M. Ziegler est effrayant.

Madame Tanner, analyste matières premières au sein du crédit Suisse, confirme que les biocarburants sont essentiellement à la source de l'augmentation de matières premières telles que le blé, le maïs ou le soja. Le phénomène est d'autant plus amplifié que nombre de spéculateurs s'intéressent désormais à ces ressources, ce qui contribue à tendre les prix des denrées alimentaires.


 

Les biocarburants : Une bonne affaire pour qui ? 

S'agissant des dérives agricoles liées à la fabrication de biocarburants, l'INRA, dans un dossier de presse du 14 février 2006, tirait déjà la sonnette d'alarme. Les modèles de calculs de l'Institut prévoyaient une augmentation des cours alimentaires dès 2006, et ce " avant même que toutes les surfaces mises en jachères soient réquisitionnées". Le document précise que les agriculteurs auront fatalement meilleur compte d'utiliser les jachères pour réaliser les cultures énergétiques que de se consacrer à la production de ressources alimentaires.

Pour un agriculteur, l’exploitation des jachères permet d’augmenter les revenus de 200 à 300 Euros par hectare. En plus, convertir en production énergétique une terre cultivée pour l’alimentation  rapporte 45 Euros de bonus. L’agriculteur va non seulement produire des biocarburants avec les jachères, mais aussi avec les surfaces habituellement consacrées aux cultures alimentaires.




La Commission Interministérielle
pour les Véhicules Propres et Economes (CIVPE), dans son rapport du 15 janvier 2006, préconisait la mise en culture d'environ 2 Millions d'hectares de terres au profit des biocarburants à l'horizon 2008. La CIVPE faisait également état des risques de tension sur les prix du fait de la concurrence entre cultures énergétiques et alimentaires.   

Tous les partenaires industriels et sociaux de la filière agricole Française savent depuis 2006 qu’il va falloir choisir entre rouler ou manger. Et vous, le saviez vous ? 


Pour rouler et manger : une solution méconnue.
Bien entendu, aucun des organismes concernés n'a fait état des vastes possibilités offertes par la génération de biocarburant à partir de micro algues oléagineuses.

Nous y reviendrons sous peu.



Références :

- Interview Peter Brabeck & Jean Ziegler 23 mars 2008 - France Infos.
- Communiqué de presse FNSEA - 24 mars 2008 - Arnaud Lemoine.
- Interview Madame Tanner - Crédit Suisse - Propos receuillis par Imen azgui - 4 mars 2008 / www.easybourse.com
- La Commission Interministérielle pour les Véhicules Propres et Economes - Recommandations pour un développement durable des biocarburants en France - 15 Janvier 2006.

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 07:48

Pourquoi PSA reporte la sortie de sa voiture propre ?  Auto plus du 4 mars 2008, en page 9, on apprend que le groupe PSA (Peugeot-Citroën) reporte à 2011 la vente de ses véhicules plus propres. Cette entreprise souhaitait mettre au point une solution hybride "Diesel - Electrique". Afin d'aider à cet objectif, l'état français devait injecter 100 millions d'euros. Suite à une plainte de la commission Européenne pour "entrave à la concurrence", cette aide vient d'être annulée.


EN 2011 une voiture propre pour riches…Dans le même journal, un sondage ifop réalisé du 24 au 29 novembre 2007 sur un échantillon de 1000 personnes nous apprend que 81 % des interrogés se déclarent prêts à investir dans un véhicule hybride. 73 % des personnes consultées souhaitent un système utilisant des biocarburants. 68 % voudraient qu'un tel véhicule soit doté d'un dispositif "stop and start"...Donc, nous pouvons raisonnablement penser qu'une large majorité de la clientèle de PSA achèterait volontiers un véhicule Hybride, pouvant accepter du biocarburant et doté d'un dispositif "stop and start". Ce n'est cependant pas l'avis du porte -parole de PSA qui déclare qu'en 2011 seules les finitions "haut de gamme" seront hybridables. Notons enfin que ces 3 technologies sont d'ores et déjà disponibles dans le paysage automobile et ne représentent dès lors  pas un effort démesuré en recherches et investissements.

Et pendant ce temps là, à l’étranger :
L'article (toujours auto plus) s’achève sur un bref panorama des technologies actuelles où nous apprenons que les constructeurs automobiles étrangers, avec l'aide d'entreprises dont certaines sont françaises, sont certainement en train d'accumuler une avance technique telle que nous seront probablement pas en mesure de les rattraper.


Quelle cohérence dans notre politique de relance économique ?
Comment réconcilier durablement notre industrie avec la performance et la croissance si nous ne nous donnons pas les moyens de réussir en investissant sur les secteurs clefs ? A l'heure ou l'ombre des délocalisations plane sur un certain nombre de sites automobiles du constructeur français ce désengagement des pouvoirs publics est pour le moins incompréhensible. Quand il s’agit de défendre nos quotas de pêche la Politique Agricole Commune nos élus font preuve de plus de pugnacité auprès de la commission européenne.  

 

Les constructeurs ont ils envie d’une voiture propre ?
Pour l'exercice 2007 le groupe PSA a dégagé un résultat net  de 885 Millions d'euros (3,88 Euros par action).  " Cette société dispose de toutes évidences des ressources financières nécessaires à un "bond technologique"  vers les motorisations hybrides. Il semblerait que  l'enjeu considérable représenté par la mise au point de véhicules "alternatifs ne soit bien compris qu’hors de France….Face à l'ouverture technologique et à une renaissance économique, peut être préférons nous notre croissance déclinante et nos emplois précaires ?



La solution "hybride" Diesel / Electrique est un moteur notoirement performant allié aux économies d'énergies telles qu'elles ont pu être démontrée, par exemple, sur la Toyota Prius,  procurerait une très nette avance commerciale et technique à PSA. La possibilité de brûler un bio-diesel aurait à n'en pas douter pu soutenir voire développer tout un secteur énergétique national producteur de richesses et d'emplois.



Source :
- Auto Plus - Edition du 4 mars 2008 - Page 9

- La Société - Actualité publiée le 13 Février 08 à 09:13

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 07:27

Le 14 avril 2008, l'AFP fait état de la découverte d'une nouvelle plante permettant d'améliorer la production d'Ethanol tout en évitant que les cultures rentrent en compétition avec l'agriculture vivrière. Couramment appellée "Switchgrass", la panicum virgatum est une plante d'ornement. La "Switchgrass", bien présente dans les campagnes américaines, présenterait une productivité supérieure au maïs ou à la canne à sucre. La panicum virgatum peut produire jusqu'à 9300  litres d'éthanol per hectare. Comparativement, la canne à sucre produit 6200 litres quand le mais n'en permet que 3 700. (Source SECO & CNUCED).



C'est assurément une bonne nouvelle pour les tenants de l'Ethanol. Nous soulignerons ici que cette découverte ne change rien aux deux majeures limitations de l'Ethanol :

- L'éthanol contient quasiment moitié moins d'énergie que l'essence : Avec l'éthanol vous passerez 2 X plus souvent à la pompe.

- Le moteur à essence/éthanol est moins performant que le moteur diesel/biodiesel.  A configuration moteur égale vous ferez moins de kilomètres avec une voiture roulant à l'éthanol qu'en roulant au biodiesel.

Au moins cette découverte permet elle d'espérer que les ressources vivrières mobilisées pour la production d'Ethanol seront ré affectées à la production de denrées alimentaires.
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Source : SECO - State Energy Conservation Office - Texas (www.seco.cpa.state.tx.us)
Source : CNUCED communiqué de presse UNCTAD/PRESS/PR/2007/008/ 27/04/07 (http://www.unctad.org)

 

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 07:13

Ou peut être bien un SUV, mais ma décision est prise : je vais me payer l'une de ces merveilles technologiques et balancer mes 200g de CO2 tous les kilomètres. Cela vous choque ? Serais-je devenu fou ?


Comment rouler en 4x4 sans polluer ?

L'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise d'Energie) est très claire sur ce sujet. Tous les carburants issus de la Biomasse présentent un bilan d'émission de CO2 égale à 0 à condition que l'intégralité de leur filière production / consommation ne mette en oeuvre que des énergies non fossiles (Nucléaire, Solaire, biocarburants, recyclage de biomasse...). En résumé on peut dire : un moteur brûlant un biocarburant issu à 100% de la biomasse émet un CO2  « Vert » . Dès lors, le débat n'est pas de savoir combien de CO2 votre moteur rejette, mais bien à partir de quel carburant ce CO2 est généré. Si votre carburant est "vert" alors le CO2 que vous rejetez est à peu près aussi nuisible que celui de votre chien, votre plante verte, ou votre voisin (sujet à ce que votre voisin ne soit pas nuisible, bien entendu...).

Le Bio-Diesel : un biocarburant partiellement « vert » 
L'ADEME,  dans son Guide des Facteurs d'émissions (Révision 5 de Janvier 2007), définit très clairement le bilan des émissions de carbones selon le type de carburant utilisé. Ainsi on apprend que chaque litre de gazole concentre 0,726 Kgs de CO2 « nuisible ». Pire, si l'on réintègre l'intégralité des opérations qui me permettent in fine de mettre ce carburant dans mon réservoir, le bilan se monte à 0,803 Kgs de CO2 « Nuisible » pour 1 litre de diesel.

En revanche, en page 31 de cette notice, on apprend que la filière Bio-Diesel propose un bilan limité à  0,200 Kgs de CO2 « nuisible » par litre. C’est mieux, mais Pourquoi pas 0 ? Parce que pour transformer l’Huile Végétale Pure en Bio-Diesel (Ester Méthylique d'Huile Végétale) il faut, entre autres, du gaz naturel : un combustible de la filière pétrole…. Dès lors, pour rouler bio et afficher un bilan global d'émission de CO2 de... 0  , il faut rouler à  l'huile végétale pure non transformée en Bio-diesel ….

Le pays merveilleux des 4X4 écologiques.
Mon ami Sam, habite la Suisse où brûler de l'Huile Végétale Pure est parfaitement légal et autorisé. Sam a de la chance. Il peut stocker chez lui 300 litres d'huile végétale pure pour les besoins quotidiens de son 4X4 Toyota RAV 4 dernier modèle. A la révision des 60 000 Km, son concessionnaire a trouvé un moteur quasiment neuf.

Sam traverse parfois la frontière pour venir dans notre beau pays. En France, Sam a l'obligation de brûler un Diesel bien gras et bien polluant. Dans son pays, le 4X4 de Sam présente un bilan écologique égal à 177 g / Km de CO2 "Vert" car  qu’il ne brûle que de l'Huile Végétale Pure. En France, le 4X4 de Sam génère 177g de CO2 "nuisible" par Km car il consomme du Diesel estampillé "Excellium" "Ultimate"... Ou tout autre appellation extraordinaire...

Ne nous y trompons pas, le coupable n'est pas le pays d'origine du véhicule, ni même son moteur (quoique...), mais bien le type de carburant que nous y mettons. 


 

Pour conclure je citerais l'arrêté du 22 décembre 1978, article 265 ter du code des douanes Françaises : "L'utilisation des huiles végétales pures ou en mélange comme carburants est interdite..." 



Sources:

Ademe : www.ademe.fr
Code des douanes Françaises - Article 265 Ter et arrêté du 22 décembre 1978.

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 07:12

 

L'hebdomadaire "Economie matin" du 17 au 23 mars 2008 nous fait découvrir une interview assez intéressante de M. Carlos GHOSN. Dans cet article, c'est à reculons que le PDG de Renault reconnait les résultats timides de la Laguna 3. Dans l'express du 19 mars 2008, les experts du domaine, Deutshe Bank ou le Cabinet Xerfi,  tempèrent l'événement en précisant que les chiffres définitifs ne sortiront qu'à l'issue du 1er semestre 2008. Cependant, d'ores et déjà, M. Gohsn admet avoir temporairement arrêté la production de ce véhicule et son état major annonce l'arrêt d'une des deux chaînes d'assemblage à Sandouville.  Bien qu'il se refuse de dire que ce produit ne marche pas bien, M. Goshn  reconnaît malgré tout que le segment Européen pour ce type de véhicules est en "contraction".

La Renault électrique manque de jus.

Délaissant la laguna 3, l'article d' "Economie Matin" aborde ensuite le sujet de la voiture électrique. M. Gohsn annonce fièrement l'arrivée en 2010 d'un véhicule "0" émissions proposant une autonomie de 100 Km alors que la pluspart des acteurs de ce marché travaillent sur une autonomie de 250 Kilomètres au minimum ! Lotus Tesla Motors, Phoenix automotive, Bolloré BlueCar... Il n'est pas un de ces véhicules qui ne soient en dessous des 200 Kilomètres d'autonomie au minimum. Phoenix automotive annonce pour 2009 un "Sport Utility Vehicle" capable de se recharger en 10 Minutes ! Cette année, pour 100 000 Dollars, la Lotus Tesla Frôle les 400 Km d'autonomie avec des accélérations digne d'une Ferrari et est vendue à 100 exemplaires par mois.
Tesla Motors travaille depuis 1999 à la mise au point de son véhicule, Bolloré, depuis une décennie.  Dans le même temps, Renault a  investi pas moins d'1 milliards d'euros pour développer  la laguna 3 : un véhicule soumis à la taxe écologique et qui entend dominer un marché "Contracté" en perte de vitesse depuis 10 ans.

Renault, Une stragégie : "bling bling" ?

Le 9 février 2006, lors d'une grande conférence de presse, Carlos Goshn annonçait la mise sur le marché de 26 nouveaux véhicules jusqu'à 2010 : 8 nouveautés par an. A ce jour, l'intégralité de ces  "Coupés", "Break", SUV et autres 4X4 se basent sur une approche technologique conventionnelle. Certes, nous ne doutons pas ici que ces projets n'intègreront pas les derniers raffinements technologiques à la mode, mais nous ne voyons toujours pas d'application d'une quelconque technologie de rupture. Dans ce même discours fondateur, M. Goshn parlait d'hybride, de pile à combustible, de carburants alternatifs...  A ce jour, seule la timide annonce d'un véhicule électrique semble laisser l'impression que RENAULT réalise enfin que le monde change. Et encore ! Force est de constater là aussi, que l'intention demeure en net retrait par rapport aux ambitions d'autres constructeurs automobiles.
L'express du 19 mars 2008 évoque clairement le ralentissement, voire la fermeture du site de Sandouville. 4200 salariés pourraient payer au prix fort les errements stratégiques de ce constructeur automobile. Le Figaro 14 mars 2008 souligne que la production de véhicules du groupe Renault en Europe de l'Ouest à baissé de 350 000 Véhicules entre 2005 et 2007 quand dans le même temps elle augmentait de 250 000 Unités dans les pays "low costs".  La petite banlieue du Havre retient son soufle... Jusqu'à l'étouffement ?


Sources :
- Economie matin - 17/23 mars 2008.
- L'Express - 19 mars 2008.
- Figaro - 14 mars 2008
- Renault : Conférence de presse de Mr Carlos GHOSN du 9 février 2006
- Tesla Motors : http://www.teslamotors.com/
- Phoenix Motorcars : http://www.phoenixmotorcars.com/
- Groupe Bolloré - Batscap : http://www.batscap.com/

 

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 07:04

Chers lecteurs, comme vous avez pu le constater, Alternotre se concentre sur un décryptage de l'information en basant son analyse sur des faits et des chiffres vérifiés et publics. Exceptionnellement, nous allons aujourd'hui nous écarter de cette ligne éditoriale pour pousser un petit coup de gueule.


  Des "bonnes" intentions et des institutionnels


Le week end dernier Alternotre est allé au salon "Planète durable" (http://www.planete-durable.com/). A l'entrée, nous avons été accueillis par SMART qui proposait un petit véhicule munis d'un moteur "stop and start", plus loin, la SNCF se déployait sur un large stand où étaient exposés, TGV, gares futuristes  et d'ambitieux projets visant à développer le fret ferroviaire. A droite, on découvrait sur un stand immaculé une Peugeot 308 Diesel dont la « verdeur» se bornait à n’émettre que 120 grammes de CO² par kilomètre. Plus loin, BMW se targuait de faire la révolution grâce à une série 7 brûlant de l'Hydrogène dont on ne sait toujours pas comment le produire à bon marché autrement qu'en brûlant du pétrole... Au détour d'un couloir, Siemens exposait discrètement ses éoliennes et un concurrent du TGV. La Poste, elle, attirait le chaland avec un modeste quadricycle électrique jaune.

 


  Un pack écologique pour bébé et une piscine durable

Près de la garderie Ecologique, on pouvait acquérir un pack "durable" d'articles pour la petite enfance pour la modique somme de 200 Euros. Quelques mètres plus loin, une aguicheuse roumaine déguisée Vahiné vantait les mérites d'une piscine "écologiquement neutre" conçue en Suisse. Casino expliquait sa vision d’un commerce équitable emballé dans des sacs en fécule de pomme de terre.

A côté de ces grandes entreprises, s'agglutinaient une multitude de petits stands proposant des savons et des vêtements durables. Il y avait des maisons "positives" ainsi qu'un amusant stand ou l'énergie des danseurs était mise à profit pour animer des jeux de lumières. Greenpeace rôdait bien entendu dans les parages afin de traquer les déviants pouvant s'oser à parler du nucléaire.


  Les grands absents du salon Reconnaissons que ce salon a au moins le mérite d'exister. Cependant, force est de constater le manque patent de créativité dans le choix des exposants. MDI international et sa voiture à air comprimé aurait mérité de figurer au nombre des participants. N'aurait il pas été intéressant d'inviter des sociétés telles que Solazyme ou Greenfuels ? Peut être qu'un pôle Huiles Végétales Pures regroupant le collectif Oliomobile, la communauté de communes de Villeneuve sur Lot ainsi que la société Elsbett aurait pu être organisé ? Nous n’avons pas trouvé de stands expliquant l'intérêt que pourrait présenter l'exploitation du biogaz généré par nos élevages. Pas de démonstrations sur la récupération des eaux de pluies, ni d'information sur l'intérêt du compostage des déchets. Pas d'information sur les générateurs stirling fonctionnant au Biogaz.

Peut être qu'il aurait été intéressant de présenter des solutions technologiques permettant le télétravail.

Un stand d'architectes présentant les dernières évolutions en matière d'urbanisation, de bâtiment aurait aussi pu être le bienvenu.

Zeppelin NT et son dirigeable aurait pu avoir sa place, de même que SAFRAN et CFM qui auraient pu présenter leurs travaux sur la propulsion à réaction utilisant des huiles végétales. Degrémont et le traitement des eaux aurait pu se joindre à la partie.


  « Les visiteurs sont très informés »

De l'aveu même de l'un des exposants institutionnels : "Nous n'avions pas prévu les questions qui nous seraient posées...Les visiteurs sont très informés. Leurs questions et remarques sont précises et très documentées... Il nous ont appris plein de choses, dont certaines qui concernaient notre produit...".


 

Gageons que le message a été reçu. Ce salon 2008 était le premier du genre, c'est un galop d'essai qui permettra aux organisateurs de trouver le bon équilibre pour l'édition 2009. Nous serons sans faute au rendez vous.


 

http://www.mdi.lu

http://www.solazyme.com/

http://www.greenfuelonline.com/

http://www.oliomobile.org

http://www.cc-villeneuvois.fr

http://www.zeppelinflug.de/

http://www.safran-group.com/article.php3?id_article=1749

http://www.elsbett.com/

http://www.degremont.com/

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 11:10

Il a été porté à notre connaissance l'existence d'une société Suisse qui tente de promouvoir une idée neuve : L'usage du train à vapeur.


Non, vous ne rêvez pas, malgré le 1er avril, ce n'est pas un canular. Voici bientôt 10 ans que la société DLM A.G. s'est mise en tête de prouver que la traction vapeur avait été un peu vite enterrée. L'idée de base consiste à démonter entièrement une vénérable machine à vapeur et à lui implanter les derniers rafinements technologiques disponibles. Renforcement de l'isolation, optimisation de la combustion, train de roulement amélioré... Sur les machines ainsi revues et corrigées, seul l'aspect extérieur peut laisser croire à une adroite supercherie. Les locomotives ainsi survitaminées voient leur rendement plus que doubler.
La disponibilité de ces machines devient quasi immédiate et leur couts opérationnels ramenés à des valeurs équivalentes si ce n'est inférieures ceux d'une motrice diesel équivalente.  Le vieux funiculaire  du Brienz Rothorn Bahn (Suisse) ainsi équipé voit sa puissance augmentée de 36% pour une masse réduite de 25 % et une consommation réduite de... 41%.  Exit le Charbon ! Tout en émettant moins de particules que le diesel ces machines increvables brûlent désormais du mazout avec un appétit d'oiseau et l'on imagine sans peine la possibilité d'y utiliser un biocarburant bien vert.

En ce premier avril Alternotre vous offre quelques vues de ce canular...qui n'en est pas un... Et dont on pourrait bien entendre re-parler un jour.
 362abfc132c95c91f8d3b4cd2bf1427c.jpg260ef02c351732ff1763f6e51dd37420.jpg


Pour plus d'informations : http://www.dlm-ag.ch/
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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 11:13

Inutile selon certains écologistes

Le point du 28 février 2008 juge durement l’expérience tentée par Virgin Atlantic. Ce test avait pour but de faire voler un Boeing 747 dont un des réservoir contenait un mélange contenant 20% d’un biocarburant à base d’huile végétale. Commentant cette réalisation  Mr Kenneth Richter, responsable des « amis de la Terre » annonce «  les biocarburants nous détournent de l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique ». De nombreux groupements écologistes ne voient pas l’intérêt de développer ces alternatives énergétiques arguant que les économies en émission de CO2 sont négligeables, que ces productions  détruisent des éco-systèmes naturels et participent à l’augmentation des prix des produits agricoles.

 


Biocarburant à base d’huile végétale : le pétrole vert


Dans son communiqué de presse daté du 24 février 2007, Virgin Atlantic clarifie que ce vol n’était qu’un test visant à prouver la faisabilité du concept. Cette entreprise précise également qu’à l’avenir, l’huile serait produite à partir d’algues.  Ce dernier point est particulièrement important car :

 

1   Les huiles générées à partir d’Algues ont un rendement agricole 20 fois supérieur à ce que peuvent produire les meilleurs plantes terrestres.

2  
Les algues ne rentrent pas en compétition avec les productions agricoles alimentaires.

3   Les algues se nourrissent essentiellement des effluents de l’activité agricole et humaines. Virgin Atlantic vise particulièrement la génération d’algues à partir des eaux usées.


Références :

Interview de Richard Branson : http://www.independent.co.uk/environment/climate-change/f... 

Communiqué de presse Virgin :

 

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