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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 20:39

3 événements récents pourraient nous faire penser que l'industrie agricole tente de mieux faire face au risque de sécheresse sans remettre en cause sa logique de fonctionnement. .

 

  • Le 28 Novembre, le conseil d'état décide d'annuler la suspension de la culture du Maïs OGM de Monsanto.
  • Le 28  novembre, Le parlement vote une loi interdisant aux agriculteurs de réutiliser les semences d'année en année.
  • Le  2 décembre, le Conseil National de l'Alimentation  liste des mesures pouvant autoriser la réintroduction des farines animales dans la nourriture du bétail.

 

Chacune de ces mesures porte en elle sa dose d'émotion et de révolte.  Mais, si  l'on regarde les choses d'un peu plus loin on pourrait aussi tenter le raisonnement suivant :

 

                - Des plantes modifiées génétiquement peuvent mieux résister au manque d'eau.

 

                - Les grands laboratoires de l'agro-industrie veulent monnayer des plantes plus "efficaces" contre une rétribution substantielle et durable : Les agriculteurs doivent être mis au pas et  abandonner des pratiques ancestrales.

 

                - Nourrir le bétail avec de "nouvelles farines animales" permet de palier le  fourrage qui, pour cause de sécheresse, a du mal à pousser.

 

 

Tout cela ressemble donc aux fondamentaux d'un plan destiner à éviter une crise alimentaire notable en Europe occidentale.

 

Si l'on demeure dans cette approche, on ne peut dès lors observer que, face au changement climatique, nos gouvernances entendent tout faire pour que "rien ne change" quitte à exposer la population à des mesures aussi sanitairement risquées que socialement injustes.

 

Cela s'appelle "faire encore plus la même chose" .. comment tout mettre en œuvre pour échouer plutôt que d'apprendre à penser et agir autrement.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:06

Arnaud Montegourg : La Bonne Surprise.

 

Le débat télévisé du 14 septembre 2011 n’a apporté qu’une seule bonne surprise. Seul, au milieu des déclarations d’intentions, des promesses électoralistes et des postures présidentiables, Mr Montebourg s’est distingué par la pertinence de ses  idées.

 

Arnaud Montebourg veut mettre au pas le système financier. Préalable essentiel à toute initiative gouvernementale, une reprise en main des institutions financières est obligatoire. La politique doit reprendre sa place souveraine et les banques doivent être « aux ordres ». Seule Mme Royal a clairement déclaré suivre Mr Montebourg sur cette piste.

 

Vivre la crise comme une opportunité et non pas comme un risque. Face aux cris d’inquiétude de ses contradicteurs, Mr Montebourg regarde sereinement l’avenir et ose même poser les fondations d’un nouveau paradigme mobilisateur. Vivre, habiter, consommer, produire différemment. Mr Montebourg suggère que la France, L’Europe, embrassent des  échéances écologiques de notre temps  afin de cultiver un marché intérieur aussi vaste que diversifié. Enfin un candidat qui semble avoir accepté de changer de siècle !

 

Sortir du nucléaire avec raison et bon sens. Là encore, Arnaud Montebourg adopte une vision pragmatique. En s’éloignant du sensationnalisme et des chiffres  faciles. On regrettera juste qu’il n’ait pas osé se démarquer en évoquant clairement la question de la fusion nucléaire.

 

Au milieu  d’un dialogue atone et excessivement consensuel, Arnaud Montebourg a su malgré tout ouvrir la voie vers une appréciation enthousiasmante d’un futur plein d’opportunités et d’espoir.

 

Reste à savoir si son message novateur et inspirant saura être entendu.

 

Un candidat à la présidentielle  semble avoir  changé de siècle, ça fait du bien !

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 00:04
Les hydrocarbures ont fait de nous des drogués de l'énergie.
 
Les Hydrocarbures nous permettent d'avoir une qualité de vie qui, il y a encore 200 Ans, était inimaginable. Cependant, parce que cette ressource demeure relativement limitée et rare, les nations rentrent en concurrence pour s'en préserver des accès privilégiés. Ainsi en moins d'un siècle d'histoire, on ne compte plus les populations qui paient cher notre soif d'énergie : Nigéria, Iran, Irak, Angola, Afghanistan, Géorgie... Partout où les hydrocarbures appellent l'humain, le malheur frappe.
 
Malgré leurs inconvénients, les hydrocarbures réalisent quasi instantanément tous nos désirs. Cette ressource a inauguré l'ère de l'industrie et de la consommation de masse. Auparavant, la rareté et la faiblesse des énergies disponibles contingentaient la production au plus proche de nos habitats. Aujourd’hui, les hydrocarbures ont non seulement abattus les limites géographiques mais aussi, climatiques. Nous répondons à nos désirs quand bon nous semble, en allant les acquérir là où ils coûtent le moins cher.
 
En accoutumant l'homme moderne à consommer de tout et en masse, la période des "trente glorieuses" a été un prélude à un œuvre beaucoup plus vaste : La mondialisation des échanges. Marketing et publicité seuls n'auraient pu accomplir ce "miracle". L'augmentation de l'offre marchande, les fabrications "low-cost" et... les délocalisations, n'ont été rendus possibles que grâce à une seule chose : l'énergie de mouvoir des biens d'un bout à l'autre de la planète au gré des caprices - manipulés - des consommateurs. Ainsi, ce qui devait faciliter nos vies quotidiennes est devenu le principal responsable de nos maux, qu'ils soient sociaux, humains et économiques.
 
Désertification, drames sociaux, pertes des valeurs et du sens, troubles climatiques, crises économiques, pauvreté endémique...Malgré d'évidents stigmates, tels des drogués, nous multiplions les plaisirs éphémères tout en sachant que cela nous mène à une inéluctable perte.
 
Consommation, compétitivité et Hydrocarbures... des drogues dures.
 
En remplaçant le besoin par l'envie, nous avons fait du citoyen une machine à consommer. Cette machine a besoin d'énergie : Les hydrocarbures, et de matières premières : les biens. Comme toute machine elle doit fonctionner de façon optimale. Cette optimisation, c'est la compétitivité industrielle. Grâce à elle, il est possible de générer des biens bon marché. En utilisant des biens fabriqués de façon "compétitive", la machine "consommateur" peut fonctionner à plein rendement en utilisant les hydrocarbures.
 
La compétitivité se manifeste, notamment, par l'optimisation de l'outil de travail : On produit mieux et plus avec moins de ressources tant humaines qu'énergétiques. Les gains de compétitivité bénéficient à la masse salariale restante qui peut ainsi plus consommer. Les salariés exclus de l’outil de travail, bénéficient du crédit et des aides sociales : ils peuvent aussi consommer. Au final, les consommateurs peuvent acquérir plus de produits à meilleur marché. Les quantités livrées augmentant, le besoin énergétique évolue en proportion tandis que, grâce à la compétitivité, le besoin en main d'oeuvre, stagne. L'humain, pour jouer son rôle de consommateur, à besoin de ressources financières. Si le travail se fait rare, alors, l'humain doit s'arranger pour être le moins coûteux possible. La compétitivité se nourrit donc d'un dumping social déployé à une échelle planétaire : Les humains rentrent en concurrence pour obtenir et préserver leur statut de consommateur.
 
Grâce à l'accès facile aux hydrocarbures, ce cycle infernal est endémique. A cause d'un ticket énergétique faible et une forte demande d'humains conditionnés, la compétitivité et hydrocarbures jouent librement leur rôle destructeur.
 
Il faut placer l'humanité en cure d'auto-désintoxication.
 
Parce qu'ils comblent 85 % de nos besoins énergétiques, sans hydrocarbures, pas de consommation de masse, pas de commerce international, ni confort "à l'américaine". Cependant, on voit mal comment tout un peuple accepterait de renoncer à son statut d'exception. Dégrader unilatéralement la qualité de vie peut engendrer de la violence, de graves troubles sociaux et politiques. Par conséquent, tout doit être fait pour que le citoyen consommateur conserve les moyens énergétiques de ses caprices. Ainsi, en France, les manœuvres entourant le gaz de schistes ne constituent en rien une prise de conscience écologique. C'est juste le comportement d'un drogué qui recherche un nouveau dealer, de nouvelles doses, tout en prétendant le contraire.
 
Il faut créer une alternative satisfaisante et supportable dont une caractéristique principale sera un besoin moindre en énergie. "Empêcher" ne saurait être une réponse satisfaisante au moment où il nous faut au contraire imaginer et concevoir. Le résultat de cette réflexion, quel qu'il soit, ne peut être imposé : Il doit être naturellement accepté. Pour cela, ce modèle doit être suffisamment attractif pour que le citoyen en fasse le choix de lui-même. Ce modèle doit être suffisamment exemplaire pour que toutes les nations s'en emparent et le fasse leurs. Ce modèle doit faire sens pour qu'il constitue une base saine et durable pour les générations futures. La désaffection pour "l'ancien mode de vie" marquera le début d'une l'auto désintoxication dont le citoyen sera le premier moteur.
 
Comment faire ? Quelques pistes existent.
 
En modifiant de façon intelligente le fonctionnement de notre société, il est possible d'engendrer de profonds changements qui, en plus d'être rémunérateurs peuvent faire école.
Promouvoir le télétravail est une bonne solution. Le télétravail propose une meilleure qualité de vie et un moindre recours aux transports. Les automobiles qui demeurent au parking allègent la circulation. Il y a moins de véhicules sur les routes et ceux qui y sont peuvent rouler de façon plus optimale, plus sobre.
 
Disperser en province les grands centres économiques tertiaires est une autre bonne solution. Grâce à l’informatique, la finance et le négoce marchent aussi bien à Paris qu’à Guéret dans la Creuse ! A terme, disperser les consommateurs sur des villes moyennes oblige à rallonger les chaînes logistiques. Des transports plus compliqués, plus longs, plus coûteux, incitent à produire au plus proche des consommateurs. Déporter des fabrications sur des pays lointains deviendra immanquablement moins attractif.
 
L’éclatement des grands pôles économiques vers la province permet aux citoyens d’accéder à une meilleure qualité de vie sans augmentation notable des salaires. Un marché de l’habitat moins tendu, des distances de circulation raccourcies sont autant de facteurs qui tendent naturellement à faire baisser notre dépendance aux hydrocarbures tout en recréant du lien social ! Enfin, la déconcentration géographique des richesses permet de les répartir de façon plus naturelle sans fiscalité par trop coercitive.
 
Libérer la créativité technique est une autre bonne méthode. Libéraliser le recours aux carburants alternatifs, au solaire, à la méthanisation des lisiers…Généraliser les configurations hybrides et privilégier les systèmes a hautes efficacité énergétiques. Concevoir des biens réparables et évolutifs...Tout cela amènera un ensemble de créations pouvant aboutir rapidement et concrètement à d’impressionnants résultats.
 
Le champ des possibles est immense.
 
Sans nul doute, les hydrocarbures nous ont apportés sur une qualité de vie sans pareille dans l’histoire de l’humanité. Malheureusement, résoudre durablement nos crises et nos errements idéologiques suppose très probablement l’émergence d’un nouveau rapport à l’énergie. Le citoyen doit être incité à concevoir par lui-même son propre avenir. Face à cela, le politique doit créer les conditions d’émergence de cette nouvelle donne en évoluant vers mode de pensée plus global et visionnaire.
 
Nous avons inventé une société du XXIème siècle, il ne nous reste plus qu’à inventer l’humain qui va avec.
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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 23:01

Cet ouvrage de Philippe DERUDDER explique pourquoi le fonctionnement de l'économie est fondamentalement inhumain et dangereux.  La comptabilité des activités humaines porte en elle même les causes de son échec. Seul le retour à une économie réelle peut permettre de faire face durablement aux enjeux de ce nouveau siècle. Pour réussir ce pari, changer la façon dont nous créons et utilisons la monnaie est un atout essentiel.

 

 

Nous ne savons pas compter.

Nos systèmes économiques privilégient une approche subjective et souvent spéculative de la valeur des choses. Compter ainsi rend notre gouvernance totalement myope. Ainsi pilotée, la société humaine  accumule crises sur crises et se dirige sûrement vers son auto- destruction.

 

 

Le prix est la première des armes de destruction massive.

Philippe DERUDDER évoque avec une simplicité désarmante la possibilité que nous sortions durablement de ces logiques économiques destructrices. Au travers d'exemples simples, le lecteur comprend ô combien il est facile d'aller vers des jours meilleurs. En revanche, nous comprenons que nous sommes "accros" aux raisons qui font notre propre malheur : Mode, offres promotionnelles, compétitivité aveugle...  Cet ouvrage explique que  la première arme de destruction massive : c'est le facteur prix.

 

 

Contrôler "le politique" pour s'en sortir.

En se réappropriant l'évaluation de la valeur des choses, le citoyen peut promouvoir l'économie réelle et sortir d'un système spéculatif. En changeant l'outil de comptabilisation : La monnaie, le citoyen peut se placer au centre et aux commandes du changement. Néanmoins, ce changement doit être impérativement relayé par la classe "politique" pour devenir durable et global. Malheureusement, la faiblesse morale des dirigeants institutionnels et leur manque d'indépendance intellectuelle brident cette évolution positive.

 

Les exemples historiques qui nous sont proposés démontrent ce fait.

 

 

Ne pas sous-estimer la nature humaine.

Philippe DERUDDER  nous délivre un message d'espoir :  La crise n'est pas une fatalité, les solutions sont entre nos mains.  Cependant, les propositions faites  peuvent  être diversement appréciées au titre que les facteurs d'analyse sont ,volontairement ou non, limités.  Les principes énoncés n'en demeurent pas moins pertinents.  La démonstration est valide, mais soumise probablement à une meilleure appréciation du naturel que nous avons pour choisir les pires des chemins.

 

 

A lire absolument tant l'urgence est grande.

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 12:03

La commission pour la libération de la croissance française, nous propose un éventail de mesures et de stratégies qui doivent mener la France vers une renaissance économique et sociale. Les 177 pages de ce rapport compilé par Mr Jacques Attali font parfois état d’étonnantes vues sur notre avenir.

 

 

En 2020, La Classe moyenne Chinoise et Indienne vont nous ouvrir les bras !

Pour 2020, Jacques Attali veut développer un réseau d’entreprises exportatrices et compétitives au niveau international. Pour Mr Attali, la classe moyenne des pays émergents constitue une formidable opportunité pour l’Europe : Dans le futur, la Chine et l’Inde développeraient de nouveaux gisements de croissance pour l’économie Française : Des centaines de millions de consommateurs !


Mr Attali reconnaît que cette évolution créera des  tensions avec les pays développés (nous)  pour sécuriser l’accès aux matières premières, par exemple en Afrique :  Les populations concernées apprécierons.

 

 

Pour 2020, Mr Attali souhaite la mise en place d’une taxe carbone à sens unique. Cette taxe ne s’appliquerait pas aux exportations et ne concernerait que les produits importés, préservant la « compétitivité prix » des produits français.

En conclusion, Mr Attali imagine un système où le produit Chinois importé subirait une taxe carbone européenne, voire Française. En échange de quoi, la Chine ou l’Inde, importeraient des produits Français pour sa nouvelle classe moyenne  A priori, sans  qu’aucune taxation écologique  Indienne ou Chinoise n’y soit appliquée.

 


Pour Monsieur Attali, en  2020, les portes du marché intérieur Indien et Chinois nous seront grandes ouvertes !

 

 

En 2020, l’immense classe moyenne Chinoise et Indienne nourrira l’ouvrier Français : Nous voilà rassurés.

 

 

 

 Sources : Commission pour la libération de la croissance française – 15 octobre 2010. – J. ATTALI 

-          page 35/102 – «  les opportunités de la croissance mondiale ».

-     page 96/102 – « … renchérissement des ressources rares et mettre en place la taxe carbone ».

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 13:00

 

Faciliter l'installation d'élevages porcins en Bretagne ou mettre en place une économie écologique et performante ?

 

Dans le Monde du 30 juin 2010, on découvre : " Les députés veulent faciliter l'installation d'élevages de porcs en Bretagne". Un projet de loi d'assouplissement des règles sanitaires afin de multiplier les élevages porcins a été déposé. Est ce une bonne idée compte tenu de la pollution déjà très élevée des eaux bretonnes ? Si nos députés votent cette loi, la Bretagne perdra une formidable opportunité d'allier économie performante et écologie pertinente

 

 

Les eaux bretonnes sont elles réellement "mauvaises" ?

 

La Bretagne représente à elle seule 20 % de la production légumière Française, 55 % de la production porcine, 45 % de la production ovine ; le tout concentré sur... 6 % du territoire national !

 

La Directions Régionales de l'Environnement ( DIREN )  a prouvé que les activités agricoles sont directement liée à l'origine des concentrations polluantes dans l'eau potable.

 

Les Directions Régionales de l'Environnement ( DIREN ) qualifient de "mauvaises" les eaux dont la concentration de nitrates est comprise entre 25 et 50 mg par litre * .

 

En Bretagne, la DIREN a observé que 68 % des eaux souterraines bretonnes sont classées "mauvaises". **

 

Faut il donc autoriser une intensification des élevages en Bretagne ?

 

 

Comment améliorer la qualité des eaux bretonnes, créer de l'emploi et maintenir l'élevage porcin ?

 

Traiter la pollution des eaux bretonnes, maintenir les activités agricoles tout en créant de nouveaux emplois est possible.

 

Les rejets des exploitations porcines : un engrais pour les algues

 

Les rejets agricoles contiennent 3 choses intéressantes :

- Des nitrates.

- Du biogaz que l'on peut extraire par méthanisation.

- De la chaleur et du CO2 issu de la combustion du biogaz.

 

Imaginons : Les rejets agricoles polluant les eaux bretonnes sont utilisées pour fournir la nourriture (le nitrate) nécessaire à la culture d'algues oléagineuses.  Le biogaz fait fonctionner les machines nécessaires à l'exploitation des algues 1. Le CO2 et la chaleur issus de la consommation du biogaz servent à la croissance des algues oléagineuses.

 

Et qu'allons nous faire de toutes ces algues ?

 

Les algues produisent des huiles végétales pures² qui sont un substitut naturel au diesel. de plus, les tourteaux, résidus issus du traitement des algues servent à nourrir le bétail.

 

Avec la mise en place de cette économie écologique et performante :

 

1 ) Les déchets agricoles sont valorisés et ne polluent plus les eaux.

2) Les algues fournissent du carburant.

3) Des emplois locaux bio-énergétiques durables sont créés.

 

 

Le recyclage énergétique de la pollution agricole valorise une économie d'avenir locale, stable et porteuse de sens.

 

 

Parce qu'elle concentre trop de production sur une surface trop petite la Bretagne est malade de son agriculture : Ce n'est pas en intensifiant  l'élevage qu'elle guérira.

 

On espère pour la Bretagne que le parlement fera le bon choix et que le concept proposé ici sera étudié sérieusement...

 

 

 

Notes & Sources:

* - La réglementation française (décret 2001-1220 du 20 décembre 2001) limite à 50 milligrammes par litre la teneur maximale en nitrates de l’eau destinée à la consommation humaine.

 

 

** - DIREN Bretagne - Note de synthèse 3ème campagne surveillance de la teneur en nitrates des eaux douces - Avril 2002.

1 - JP Cadoret et 0 Bernard - La production de biocarburant lipidique avec des microalgues : promesses et défis - Journal de la Société de biologie - 2007.

² - Rapport  : Le Biocarburant HVP - Vegetole - 2005 - http://www.ifhvp.fr/presentation/qui-est-lifhvp

² - iFHVP_standard_workshop_2009-03-19 - Standardization of Pure Vegetable oil (PVO) as diesel fuel -   http://www.eppoa.org/documents.htm

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 21:06

Balance commerciale Française : L'inefficace performance.


Pour la quatrième année consécutive la France termine avec une balance commerciale déficitaire. Pour 2009 les premiers résultats annoncent un solde négatif  de  - 43 milliards d'Euros. ( source les Echos).   En 2008, le déficit de notre balance commerciale était de - 53 milliards d'euros.  

La balance commerciale française se subdivise en 7 grandes catégories. Ainsi en 2008, nous avions le découpage suivant ( Base chiffres CAF - Source Insee)  :


- Agriculture, Sylviculture, pèche          : + 3.5 Milliards d'euros.

- Industrie Agricole et Alimentaire         : + 6 Milliards d'euros.

- Biens de consommation                    : - 10.1 Milliards d'euros

- Industrie Automobile                          : - 3.5 Milliards d'euros

- Industrie Biens d'équipements            :  + 8.3 Milliards d'euros

- Industrie Biens intermédiaires             : - 13.6 Milliards d'euros

- Energie                                             : - 58 Milliards d'euros.



Chaque année, le poste de nos achats énergétiques plonge à lui seul nos comptes dans le rouge.

Chaque Airbus vendu ( Bien d'équipement)  est l'occasion d'une belle fanfaronnade médiatique qui masque avec grand peine le net déficit  creusé par nos importations de biens de consommation courante.

 

Chaque année, notre économie des services (77% du PIB) se consacre à organiser un activité humaine dont le produit final est nul. Depuis 2004, notre pays brasse littéralement "du vent".

 


Economie Française : Le dogme de la médiocrité.


Le dogme actuellement en vogue voudrait que la consommation soit source de reprise. Cependant, si nos besoins énergétiques évoluent proportionnellement à notre activité économique, alors, le moindre point de reprise sera handicapé par le coût énergétique qui aura été induit. Dans un contexte de  "reprise" mondiale, la demande énergétique plus forte engendrera immanquablement des tensions sur les prix des matières premières, du gaz et du pétrole. Ainsi, sans virage stratégique fort, sans changement dans notre modèle de société,  notre économie est condamnée à courir le 100 mètres... avec des semelles de plomb.

 
Notre modèle économique, en l'état, ne peut que produire de l'appauvrissement et de la médiocrité.

Ni la politique de rigueur, ni une redistribution des niches fiscales, ne pourront rien face à un mal qui est intimement lié à la façon même dont nous avons architecturé l'organisation économique, énergétique et commerciale de notre pays.



  

Face au plan de rigueur : Le plan "Renaissance".


Si nous voulons sauver nos retraites, nos acquis, notre idéal sociétal, nous n'avons qu'une seule solution :  Recréer les conditions d'une richesse motivante et durable. C'est un vaste sujet qui pourrait qui pourrait s'esquisser ainsi :



- Valoriser la génération énergétique de proximité :


Nous ne pouvons plus sponsoriser un système économique où le seul poste énergétique parvient à engloutir l'intégralité des succès économiques des autres secteurs d'activité. Chaque Joule, chaque calorie que nous parviendrons à produire au sein même de notre économie nous permettra de sortir de ce cercle infernal. Pour ce faire nous devons actionner 2 leviers :

 

  • - Efficience et sobriété énergétique de notre nation.
  • - Génération de proximité de carburants alternatifs.

 

Par exemple, le projet "Shamash" visant à l'usage du phytoplancton pour fabriquer massivement des biocombustibles doit devenir une priorité stratégique.


- Croissance économique par  l'efficience énergétique :

En totalisant  51 % de notre consommation primaire de pétrole, le poste transports routiers demeure un très gros consommateur énergétique. Depuis longtemps, l'hybridation électrique est capable d'améliorer le rendement  global d'un moteur thermique. En l'état de notre savoir, à  mouvement égal nous pouvons maintenant consommer, au minimum, 30% d'énergie en moins.

Nous tenons à notre portée une solution immédiate permettant d'immenses gains financiers et écologiques. Malgré cela, nous nous évertuons à promouvoir des solutions tout électrique aussi onéreuses que balbutiantes. Comment pourrons nous financer les recherches sur des batteries efficaces dans un pays miné par la ruine financière  et sociale ? Sommes nous condamnés à n'être que des "suiveurs" ?

Sur le front des combustibles renouvelables, la loi restreint le recours aux huiles végétales brutes, alors que l'ADEME admet elle même la supériorité de cet agro-carburant sur tous les autres. Des chaînes courtes d'approvisionnement, un emploi local et durable... Malgré ces avantages évidents nous multiplions les bonnes raisons de ne pas autoriser le peuple à une vraie autodétermination énergétique performante et créatrice d'emploi.

Il faut entreprendre une hybridation électrique massive du parc automobile. Actuellement, nous savons fabriquer des véhicules hybrides  capables de se déplacer sur une dizaine de kilomètres sur la seule force de leur batteries. A terme, l'hybridation, grâce à des batteries électriques de plus en plus efficaces, laissera naturellement la place au "tout électrique".  


Cette politique énergétique  menée de front avec la "re-proximisation" du travail nous permettra  :

 

 

  • D'offrir un débouché massif et durable à l'industrie.
  • De créer des emplois énergétiques à une échelle régionale, voire départementale.
  • De créer des emplois issus de la transformation du parc automobile.
  • De permettre aux ménages de réduire le coût liés à la consommation de carburants et aux transports.
  • De développer les modes alternatifs de transport.
  • De stabiliser les prix à la pompe.
  • De créer un secteur de recherche fort sur les batteries électriques de prochaine génération.
  • D'amoindrir rapidement l'empreinte écologique de notre société.

 

 

- Favoriser sobriété énergétique et répartition équitable - et naturelle - des richesses :

Eclater nos grands centres urbains au profit de villes à taille humaine. Favoriser sobriété énergétique et répartition équitable - et naturelle - des richesses : Grands travaux de transformation des centres villes. Eclatement de la bulle économique d'île de France au profit des autres régions :  Pensez vous vraiment qu'une grande banque installée à la Défense marcherait moins bien si elle était installée à Bordeaux ou Rochefort.? Le développement massif du télétravail permettrait à des villages dortoirs de connaître un véritable renouveau économique. La possibilité d'exercer son emploi en région permettrait la renaissance économique et sociale de zones quasi-désertifiées.

 

Pour les grands centres urbains, la remise à plat des fondamentaux architecturaux est nécessaire. L'habitat doit être repensé et tenir compte des réalités tant humaines qu'écologiques de notre temps.

 

Il faut renouer avec le  principe des 12 métropoles d'équilibres unies par un système de transport de masse efficace et durable. Cela permettra de faire cesser le développement anarchique des banlieues et permettra une meilleure gestion du patrimoine immobilier national. Un habitat mieux géré grâce à une répartition harmonieuse du travail fera baisser la pression immobilière tout en recréant du lien social.

 


- Restaurer une industrie nationale de proximité favorisant la renaissance de la valeur "travail" face au capital :


La mondialisation devait apporter justice et équité ;  non mettre en concurrence les peuples et fabriquer du malheur social.  Notre économie doit restaurer une industrie de proximité et une valorisation prioritaire du marché Européen. Nous ne pouvons plus décemment fabriquer des verres à dent à Singapour et des tee-shirt en Malaisie ! A qui veut on faire croire qu'une chemise vendue à 50 Euros ne saurait être manufacturée en France ? Pourquoi des fibres telles que le bambou ou le chanvre ne trouvent elles pas de débouchés économiques pour cause de soi-disant quotas d'importation ?  Il faut  faire cesser cette logique de "pays ateliers" contre "pays consommateurs". A ce titre les outils tels que la Taxe Laure ou la taxe carbone doivent aller en ce sens.

 

Je tiens à souligner au passage que le consommateur citoyen n'a pas à financer le comportement irresponsable des marchés internationaux. La taxe carbone est un outil de régulation du commerce international.  Un tel prélèvement écologique doit pousser les entreprises à tirer le meilleur parti de leur marché national. Fuir à l'étranger pour exploiter "à distance" le porte-monnaie du consommateur Français est à ce titre une pure et simple trahison.

 

 


 

- Protéger la recherche innovante des pressions corporatistes en instaurant un réseau européen de "laboratoires nationaux".

Jean Bertin, Dyson, Jack Northrop, Heuliez... Les exemples de scientifiques, d'industriels, muselés par des intérêts particuliers au dépend du grand public sont nombreux. Pour certain, il leur a été possible de survivre. Pour d'autre, marginalisés, ridiculisés, leur découvertes demeurent lettres morte.

 

La recherche, l'innovation doivent pouvoir jouir d'un cadre protégé du corporatisme. Ce cadre doit, non seulement permettre une évaluation objective et fiable, mais aussi une transition vers des applications industrielles source de richesses communes.

 

Il faut créer une fiscalité adaptée à un tel enjeu.

Il devrait être possible au citoyen de "placer ses impôts" dans un tel fond de recherche. Les profits générés par les brevets et les déploiements industriels qui en découleraient serviraient non seulement pour le bien commun, mais aussi comme rente pour ceux des contribuables auraient réalisés un tel choix. Un fond obligataire annuel serait ainsi créé. L'impôt ainsi mobilisé ne serait non pas une ponction définitive, mais un véritable placement qui serait, au bout du processus, remboursé avec les intérêts. S'il existe des sponsors capables d'investir plusieurs millions d'Euros dans une équipe de foot,  les même sponsors peuvent alors financer des secteurs de recherches bénéficiant à l'ensemble de la nation. La fiscalité concernant le sponsoring et le mécénat doit être très sérieusement revue en ce sens.

 

De tels laboratoires nationaux seraient aussi une véritable pépinière pour les jeunes générations réalisant leurs études au travers de projet dont ils seraient soit les initiateurs, soit les ouvriers.

 

 


Un plan renaissance pour retrouver de l'espoir et du sens.

En 1834, Victor Hugo écrivait : "... Cette tête de l'homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la, vous n'aurez plus besoin de la couper."  Presque deux siècles plus tard si nous ne guillotinons plus les têtes nous avons entrepris de décapiter massivement les esprits. Cette société ainsi désorientée saute de modes en modes et s'invente de nouveaux jeux du cirque pour trouver des héros éphémères.

 

En perte totale d'espoir et de repères,  cette France frustrée, désabusée, n'a d'autre recours que s'enfoncer un peu plus chaque jour dans la violence, l'individualisme et le repli communautaire.

 

Ce cercle vicieux doit être brisé.

 

 

 


Sources :

Insee balance commerciale France : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&id=232

Insee comptes de la nation 2009 : http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=16&sous_theme=1

Projet "Shamash" : http://www-sop.inria.fr/comore/shamash/

Huiles végétales pures : http://fr.wikipedia.org/wiki/Huile_v%C3%A9g%C3%A9tale_carburant

ADEME - Analyse Cycle de Vie Biocarburants de première génération : http://www2.ademe.fr/servlet/getBin?name=E165461F1 17687A14917DF98AE2290E51270654579059.pdf

Hybride électrique PSA : http://www.actu-environnement.com/ae/news/1518.php4

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 22:24

"Alternotre" est passé dans la localité de Fontenay Le Fleury où l'on se prépare à enfoncer un coin de plus dans le patrimoine écologique et rural de la plaine de Versailles.


Suite une  révision du Plan Local d’Urbanisme il semblerait que le gouvernement local se prépare à créer 100 logements de plus sur les actuels jardins agricoles. Pour soigner son image verte, ce plan a été dénommé : Projet d’Aménagement de Développement Durable (PADD) : Serait ce un bel exemple de greenwashing ?

 

A l’image de centaines de communes d’île de France, voici l’exemple typique d’une gouvernance incapable de se placer en rupture d’un modèle de développement vieux de 50 ans.

 

 

En misant sur le développement du télétravail, il aurait été possible de re-localiser un pôle économique au cœur même du cadre urbain. Les commerçants voisins auraient pu voir leur activité dynamisée grâce à la renaissance du centre-ville. Les parents, auraient pu être un peu moins présent dans les transports en communs et un peu plus à la sortie des écoles. Du lien social, une renaissance humaine et civique, un modèle de développement qui fait sens…Voilà ce que nous attendons de nos élus.

 


Hélas, pour Fontenay, on se félicite déjà d’accroitre le trafic routier de 200 véhicules.

 

Vous qui passez par ces pages, n'hésitez pas à soutenir l'association "Respectons les Sables".

Pour télécharger le formulaire : Cliquez ICI

 

 

A vous de juger.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 23:26

 

" La crise ne nous rend pas seulement libres d'imaginer d'autres modèles, un autre monde. Elle nous y oblige." 14/09/2009 La Sorbonne Nicolas Sarkozy.

 

 

C'est en ces termes que le Président de la république faisait siennes les idées de Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie.  S'appuyant sur le rapport « sur la mesure des performances économiques et du progrès social » Nicolas Sarkozy soulignait alors sa détermination à « ... préparer le monde de l'après-crise ».

 

 

cupidite.jpg

 

Dans son dernier ouvrage " Le triomphe de la cupidité", Joseph Stiglitz, au nombre de la palette d'outils utiles à une sortie durable de la crise, le prix Nobel  énonce une intéressante voie..."Si le monde s'engageait fortement pour le carbone cher, ( en faisant payer au prix fort les entreprises et les ménages pour les émissions de gaz à effet de serre), il y aurait d'importantes incitations à rééquiper l'économie. Cela susciterait des innovations et des investissements dans des logements, usines et équipements plus économes en énergie...".

 


Au vu des récentes évolutions liées à la taxe carbone, Mr Sarkozy semble au final, assez peu à même d'imaginer un autre monde.

 

 

Source : 

- http://www.lesechos.fr/info/france/020135812962-sarkozy-place-le-rapport-stiglitz-au-coeur-de-l-apres-crise.htm

- Joseph E Stiglitz - Le Triomphe de la Cupidité - Page 143 - Ed L.L.L. Les Liens qui Libèrent - 02/2010.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 23:03

En ces heures d’élections régionales, il  nous a semblé intéressant de se pencher sur ce qui ce passe en région Ile de France.


De nouvelles lignes ferroviaires ! clament les uns…. De nouveaux trains et tramways, pour les autres… Halte à la voiture ! Vive les logements « low costs »… Bref,  en Ile de France, quand on a pas du mal à se déplacer, on a du mal à se loger. Pour nombre de Franciliens, ces deux problèmes vont bien souvent, de pair. Face à cela, on promet à grand renforts de crédits, des améliorations dont le seul moyen d’en assurer la rentabilité sera d’en garantir le taux de remplissage. L’île de France n’en aurait a donc pas fini de concentrer toujours plus de population.

 


Avec une candeur incroyable on nous sort des solutions miracles qui sont sensées améliorer la vie de ces pauvres franciliens !

 

 


A ce stade de l'absurde, rappelons quelques fait et vérités :

 


Ile de France : 12 Millions d'habitants :
19  % de la population française est concentrée sur une surface de 12 000 Km² soit un territoire équivalent à 2% de la surface totale Française.

 


Agglomération Parisienne : 10.3 Millions d'habitants :
16 % de la population française est concentrée sur une aire urbaine d'environ 6 000 Km² soit un territoire équivalent à 1 %de la surface totale Française.

L'Ile de France représente un PIB de 550 milliards d'euros et génère 5.3 millions d'emplois.
30 % du produit intérieur Brut et 32 % des emplois sont concentrés en île de France.
A elle seule l'Ile de France rentre dans le TOP 20 des pays au plus haut Produit Intérieur Brut : A quand un siège au G20 pour le président de région ?

Avec environ 22 000 habitants par Km², l'agglomération Parisienne possède l'une des plus hautes densités d'habitants au monde. L'agglomération parisienne prend la 3ème place du palmarès après Le Caire 35 000 hab/km² et Levallois Perret 26 000 hab/km². Par comparaison San Francisco (USA) concentre 6 000 hab/km² et la bande de Gaza 4 000.



Au vu de ce bilan accablant, comment peut on prétendre régler "par miracle" les problèmes de logement et de circulation par un simple choix électoral ?

 

 


Nous aurions aimé entendre un vrai discours porteur de sens et de solutions comme par exemple :

- des propositions en faveur du télétravail.

- des idées pour déconcentrer la vie économique  vers des régions moins bien loties.

 


Les Franciliens souffrent, et ils sont loin d'être compris !

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